Les premiers éléments de l'accident TGV à Bully-les-Mines

Le conducteur du train est décédé sur le coup, tandis que celui du camion a été placé en garde à vue.

Jean Castex, patron de la SNCF, s'est rendu sur place
Crédit : Page Facebook Préfecture du Pas-de-Calais

Un dramatique accident est survenu, ce 7 avril : une collision entre un TGV et la remorque d'un poids-lourd, au passage à niveau de Mazingarbe, à Bully-les-Mines.

Avec la violence du choc et une vitesse estimée à 160 km/h sur les rails, le conducteur du train, âgé de 56 ans, père de 4 enfants et à un an de la retraite, cheminot depuis près de 30 ans, est décédé sur le coup.

Celui du camion, un Polonais de 30 ans, a été placé en garde à vue et ne parlerait pas français. Sous-traitant pour l'Armée de Terre, il transportait du matériel militaire (un pont mobile de plusieurs dizaines de tonnes, en convoi exceptionnel)

Causes inconnues mais lourdes conséquences

Jean Castex, patron de la compagnie ferroviaire, a confirmé que les barrières avaient bien fonctionné, tout comme le dispositif de suivi, spécifique à la région.

Il reliait Dunkerque à Paris et transportait 246 passagers, dont 16 ont été blessés. Les conditions et circonstances du drame restent toujours floues.

Le réseau ferroviaire des Hauts-de-France en sera perturbé, au moins jusqu'à jeudi matin, précise la SNCF, le temps de dégager les voies.